Le système hospitalier vu par les jeunes professionnels

Démoralisation, recrudescence des maladies nosocomiales et manque de moyens. Si l'on écoute le discours ambiant, ces griefs contre l'hôpital public reviennent sans cesse sur le tapis. Au centre hospitalier de la Pitié-Salpétrière (Paris), des jeunes professionnels donnent leurs avis.

« Le secteur public est plus dynamique que le privé »
Cécile Champy, étudiante externe en service d'urologie à la Pitié-Salpétrière

Cécile est encore étudiante et n'a aucun problème de motivation : « Quand on est dans les études, on se focalise pas vraiment sur les conditions de travail», déclare-t-elle. Mais elle indique voir souvent les infirmières démoralisées par une baisse de moyens constante. « les médecins ne sont là que le matin. Le reste du temps, ce sont elles qui sont sur le pont. »

Selon Cécile, le manque de personnel limite le nombre d'admission et empêche le bloc opératoire de tourner correctement. « Il faut relativiser », ajoute-t-elle, « je reviens d'un stage de chirurgie en Afrique. Quand on voit les conditions de travail là-bas, on a tendance à penser que la France n'est pas si mal lotie. »

Elle reste même attachée à l'hôpital public et pense faire sa carrière dans ce milieu : « Ici on croise des pathologies rares et vraiment intéressantes. Le secteur public est plus dynamique que les cliniques privées sur ce plan. »

Questionnée sur la résurgence des maladies nosocomiales, Cécile se veut rassurante. « Il n'y en a pas plus qu'avant », déclare-t-elle. « Ce genre de problèmes est tout simplement surmédiatisé. Les gestes de désinfection sont toujours les mêmes et il est normal qu'une partie des patient attrape des bactéries en milieu hospitalier. »

« Les infirmières sont de moins en moins motivées »
Gwenaelle, infirmière au service de néonatalogie de la Pitié-Salpétrière.



« On a un grand manque de personnel et de moyen »
Jimmy, 4e année d'internat en chirurgie dentaire.

Propos recueillis pas David Rahmil

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