Reculade pour le travail dominical

A l'approche de son examen par l'Assemblée Nationale, la proposition de loi du député UMP Richard Mallié sur le travail dominical continue à alimenter les débats, même après le compromis initié par Nicolas Sarkozy lundi dernier.

A l'origine, le texte de Richard Mallié permettait aux commerçants vivant dans une agglomération de plus d'un million d'habitant de travailler tous les dimanche de l'année. Il n'en fallait pas plus pour faire monter au créneau la gauche, le centre, les syndicats (Force Ouvrière en tête), l'Eglise Catholique et même certains élus UMP.

Une reculade de l'Elysée

Une version édulcorée de ce projet a donc vu le jour lundi dernier, sous l'impulsion du président Nicolas Sarkozy, pour autoriser l'ensemble des commerces à ouvrir seulement cinq à dix dimanches par an, mais dans presque toute la France. Un plan que la majorité definit comme une aide au tourisme, puisque cela favoriserait les dépenses des vacanciers. Autre particularité, la ville de Lille située en zone frontalière, qui devrait disposer d'un calendrier spécifique pour éviter la concurrence de la Belgique, toute proche.

Mais contre ce compromis, que le député UMP Jean Bardet qualifie lui-même de « reculade », le PS a déposé près de 4 200 amendements sur un texte qui ne compte que cinq articles. Cette « opposition acharnée » décrite par la gauche, à laquelle s'adjoint le MoDem, devrait donc se faire entendre lors de l'examen de la loi par l'Assemblée Nationale.

Le sort du travail dominical loin d'être statué

Prévu avant Noël, l'examen de la proposition de loi de Richard Mallié devait débuter mardi. Mais la finalisation du texte sur l'audiovisuel a contraint l'Assemblée à le décaler au jour suivant.

La situation n'étonne pas Jean-François Copé, qui juge « vraiment miraculeux » la discussion du texte avant la coupure hivernale le 22 décembre, en raison de « l'obstruction » de la gauche. Après une première scéance le 17 décembre, les vrais débats ne débuteront qu'à partir du 15 janvier, une semaine après la rentrée de l'Assemblée.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire